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et
compte tenu du caractère somme toute modeste des lieux, le documentaliste
doit cibler large les sources documentaires susceptibles
de lui apporter quelque éclairage.
Les archives communales de Bouyon (qui se trouvent depuis 1989 aux Archives Départementales) donnent accès à bon nombre de documents relatifs à la commune sur un linéaire denviron cinq mètres de large sil vous plaît !...
La Bibliothèque nationale de France
(BnF) propose une collection de cartes et plans fort précieuse pour repérer
les anciennes frontières ou les voies de communications oubliées.
À
titre d'exemple, la carte de Cassini nous apprend que Bouyon s'orthographie Bouylon
(la carte géométrique de la France, dîte "
carte de Cassini " est du 18 ème siècle).
Les archives de Turin renferment à nen point douter des documents qui, croisés entre eux, devraient pouvoir nous révéler encore quelques lambeaux de mémoire oubliés.
La bibliothèque du Chevalier de Cessole (Palais Masséna 65, rue de France à Nice) conserve une documentation régionaliste tout à fait remarquable.
Les moteurs de recherche (sur la toile) constituent également un moyen rapide et efficace pour connaître les publications ou documents susceptibles dévoquer lhistoire récente ou ancienne de la commune.
La revue Nice Historique « organe » officiel de lAcadèmia Nissarda a consacré nombre darticles sur lhistoire, les récits de pratiques et les coutumes locales qui illustrent fort bien les atavismes régionnaux. À cet égard nous conseillons la lecture dun article (dont nous reprenons ci-dessous quelques éléments) intitulé : « Aux confins de la Provence et du Comté de Nice : le Village de Bouyon » par Ernest Hildesheimer.
Cest ainsi quau fil de nos recherches documentaires il ressort que le cartulaire de labbaye de Lérins fait état (en date du 21 août 1155) de lexistence dun lieu quil nomme Buzido. Ce vocable au fil des siècles prendra les graphies successives de Bosison, Boison puis Boion qui rappelle bien effectivement la forme moderne de Bouyon. Pour autant les érudits saffrontent encore aujourdhui sur létymologie même du vocable primitif. Pour les uns il sagirait de la racine préceltique « bud » ou même « but » qui renvoie à un lieu en hauteur. Pour dautres, le caractère tumultueux et constant du cours deau qui sécoule aux pieds du village suffit à expliquer à lui seul une étymologie dès lors fantaisiste !..
Quoi quil en soit de ces polémiques sémantiques, il reste certain que Bouyon, qui fait partie de la Provence dès le moyen-âge, est constitué en fief. En 1364 la reine Jeanne de Sicile (comtesse de Provence) transfert une partie de ses droits à Rainier II Grimaldi qui les perdra en 1385. Quelques années plus tard, Nice reconnaissant la suzeraineté du Comte de Savoie, Bouyon se trouvera de fait sous son autorité.
En 1760 les rois de France et de Sardaigne saccordent à modifier leurs frontières ce qui a pour effet notamment de rendre Bouyon à la Provence. Au lendemain de la révolution française Bouyon, dont la population est estimée à environ 500 habitants, est constituée en commune dépendant du canton de Coursegoules lui-même inscrit dans le département du Var.
Par la suite le Comté de Nice étant réuni à la France (1860), Bouyon va dépendre de larrondissement de Grasse rattaché au département des Alpes-Maritimes.
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Yves
Delsanti.
Docteur en psychologie.
Comité de rédaction
du site.
Lapproche historique du périmètre Bouyonnais nest pas chose aisée.
Certes, les archives relatives à la Savoie, à la Provence ou au Comté de Nice sont aujourdhui parfaitement connues et clairement répertoriées. Elles sont constituées de documents divers et souvent fort anciens. Pour autant,

Photo
d'un peson de balance qui se nomme " lou bouilloun " en
provençale.
On retrouve cet objet dans les armoiries de la commune,
dont la devise est " Un rup a quince ".
Le rup vaut 8 kgs,
soit 16 livres.